Parfois, il faut faire des choix qui font mal pour notre bien. Alors, c’est dur. On se tord dans tous les sens, on a si mal que la douleur en devient insupportable mais pourtant cela doit en être ainsi, on le sait. Vous savez, vous le sentez au plus profond de vous même. Cela raisonne comme une évidence, comme les touches noires d’un piano sur les blanches: à avoir trop pleurer, trop hurler, à s’être trop recousue pour ne pas avoir l’éparpillement du bonheur. Il ne reste plus rien. Ou si peu après tous les défis qu’on avait lancé au futur , après tous ces rêves d’immensité. On ne pourra plus faire demi tour au bout du chemin, c’est trop tard. Il n’y a que des petits morceaux de rien du tout, que des miettes d’espoir éparpillées à l’intérieur du cœur lacéré . La joie et l’espoir se sont métamorphosés en immondices.
Un jour, on ouvre enfin les yeux, et l’on se retrouve seule face au monde entier. Ce jour là est le pire de tous. Pire que le résultat d’un concours raté, pire que la descente d’une drogue dure, pire que le bruit des ongles sur un tableau. C’est le jour où l’on se confronte à nous même, où l »on se cogne à notre intérieur, où l’on s’effondre, s’écroule dans nos profondeurs obscures. C’est le jour où l’on comprend qu’il n’y a plus que de la peur en dessous de la peau, de la peur et de la solitude. « Je t’ai au plus profond de moi, sous ma peau, au coeur même de la vie ». Ces mots-là sont effacés. Il n’y a plus de post-its, plus de mots doux. Il faut effacer les mots, il faut effacer la vie-même. Oublier les rêves et les disputes, car il n’y a plus rien, juste le vide.
On se retrouve à pleurer, parce qu’on se rend enfin compte que tous les choix qu’on a fait depuis plus d’un an, étaient des choix de travers. Ma vie est de travers, voilà, « de travers », c’est ce qui l’a résume si bien, si bien.
Assommez-moi.
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Note du lundi matin avant partiel,
J’ai envie d’écrire la vie qui se dessine sur mes lèvres. Je voudrais pouvoir poser ici chacun des sourires, les conter, les colorier à l’aide de mots. Je voudrais vous parler du vent glacial de l’hiver et des petits rêves que j’essaye de construire.
Seulement le temps s’écoule, et je ne parviens plus à l’étirer. Je pense à ce petit endroit bleuté souvent. Je voudrais être plus présente, mais.
Ici, il fait si doux.


