je vais bien. J’ai juste eu une petite coupure Internet qui n’était pas prévue et qui explique ce minuscule silence ! J’ai plein d’images de ma nouvelle ville sur le bout des doigts. J’apprivoise à nouveau les rues inconnues et la solitude vertigineuse. Je découvre une région sublime et immensément verte. Je goûte chaque recoin de notre nouveau nid. On a pris de la hauteur, trois étages. De la fenêtre, je me sens prête à m’envoler vers une nouvelle histoire. Ici, c’est lumineux.
Demain, je rentre déjà à Toulouse pour deux journées. Ce week-end, c’est l’anniversaire de ma maman. Cela sera une bouffée d’oxygène, une boucle avant de commencer une plus longue balade.
Je reviens vite avec des mots des images et des sourires.
C’est le grand jour. Je déménage enfin. Anthony et mon père viennent de partir avec le camion de location vers Poitiers. Je ne pars que dans quelques heures. A nouveau, il va falloir se créer des habitudes et des marques. Il va falloir tisser des liens entre l’inconnu et nous. Comme toujours, j’ai un peu peur de ne m’a pas m’adapter, de ne pas y arriver ou tout simplement de ne pas aimer cette nouvelle ville. J’essaye d’y croire le plus fort possible à cette vie qui nous ouvre les bras, qui nous offre un renouveau.
Je gribouille des projets sur mes carnets pour être sûre de ne pas les oublier une fois là-bas. Poser ses bagages, sourire et commencer une nouvelle vie. Je déroule un fil imaginaire entre Toulouse et Poitiers, le même que celui qui se trouve déjà entre Valencia et Toulouse. Ne rien oublier, ne rien briser et emporter tout.
Je tenais à m’excuser pour mon absence de ces dernières semaines, pour les non réponses ou les réponses (trop) brèves à vos mails. J’avais beaucoup trop de choses à faire en trop peu de temps. Le travail de rédaction, les cours particuliers, la garde d’enfant, l’anniversaire d’Anthony, profiter des derniers jours à Toulouse, les cartons, les cartons, les cartons, tout cela a pris une place immense dans mon emploi du temps et à vite commencé à déborder.
Je souhaite beaucoup de courage à tout ceux qui déménagent en ce moment aussi comme cette gentille demoiselle.
Les douceurs de l’été s’étirent encore un peu et je ferme les yeux pour ne pas penser à la fin de l’été et de ses jolies choses. Je continue la liste de l’été que j’ai commencé il y a quelques semaines. La première partie se trouve ici et la seconde ici.
Je gribouille des projets et j’y crois, j’y crois, j’y crois. Je prends enfin le temps d’écrire noir sur blanc les projets futurs et de commencer à leur donner vie. Avec Anthony, on projette de retourner à Venise en février prochain et en Inde l’été suivant. On ne part pas cet été mais on commence déjà à préparer nos futures vacances. Je me love dans ses bras et on se raconte nos envies, nos rêves, nos projets. On mélange le tout et on s’évade déjà le sourire au bout des lèvres comme des enfants.
Les glaces italiennes
Des glaces, des glaces, des glaces. Je suis amoureuse des glaces italiennes. J’aime leur forme, leur couleur pastel et bien sur leur goût. Je les trouve aussi belles que bonnes. C’est aussi un aliment qui me rappelle l’enfance et sa douceur. Je crois que je pourrais me nourrir que de glaces italiennes durant tout l’été. L’été, je mange des glaces italiennes et j’envoie valser la culpabilité.
Je mange en terrasse
Il y en a beaucoup pour qui l’été rime avec régime et maillot. Pour moi, l’été rime plutôt avec barbecues, vins, tapas, glaces et restaurants. S’il y a bien une chose dont je raffole dès les beaux jours, c’est m’installer à la terrasse d’un restaurant et déguster la soirée. J’aime voir le soleil s’éteindre à l’horizon et la bouteille sur la table se vidait au fil des discussions (non, non, je ne suis pas une alcoolique !). Aller au restaurant l’été, cela prend une autre couleur et c’est doux si doux.
J’aime. Créer. Réserver un vol pour un pays, encore, inconnu. Écrire. Imaginer. Photographier. Observer le jour qui se lève et sa lumière bleutée.
L’instant où l’avion décolle. Et puis, la vue par le hublot. La mélodie d’un piano, la beauté d’une rencontre, la douceur d’une pluie d’été. Le bruit de pas sur le parquet. Le silence. La justesse d’un roman.
Je crois en la beauté de la vie. Je crois en l’amour. Je crois en la douceur. Je crois en l'humain. Je crois que les rêves sont faits pour être réalisés.