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Se souvenir des belles choses. Toujours.

{ carnet d’instantanés et de sourires }

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De la République Dominicaine et de l’amour

De février, je me souviendrai de la République Dominicaine et de nos huit ans en amoureux là-bas. Des billets réservés le jeudi de Dubaï pour le samedi à l’autre bout du…

04.03.2016

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May, Toulouse
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Qui suis-je ?

J’aime. Créer. Réserver un vol pour un pays, encore, inconnu. Écrire. Imaginer. Photographier. Observer le jour qui se lève et sa lumière bleutée.

L’instant où l’avion décolle. Et puis, la vue par le hublot. La mélodie d’un piano, la beauté d’une rencontre, la douceur d’une pluie d’été. Le bruit de pas sur le parquet. Le silence. La justesse d’un roman.

Je crois en la beauté de la vie. Je crois en l’amour. Je crois en la douceur. Je crois en l'humain. Je crois que les rêves sont faits pour être réalisés.





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Mon amour, mon trésor ; je savoure chaque instant Mon amour, mon trésor ; je savoure chaque instant avant : avant toi, avant toi et ton coeur qui bat contre le mien. Avant ton regard si neuf et si pur sur le monde. Avant ton odeur et ta peau contre la mienne.

Avant toi, et notre rencontre.

Neuf mois que l’on s’apprend, qu’on grandit et se découvre ensemble. Neuf mois que tu me colles au coeur et au corps.
Neuf mois à ne penser qu’à toi. A vivre pour toi.
Neuf mois à te veiller. 

On ne s’est jamais vu et nous ne faisons qu’un.

Dans ma tête, dès le réveil, j’énumère les dernières fois sans toi. Le dernier coucher de soleil, le dernier voyage, la dernière brasse dans la piscine. Le dernier restaurant avec ton papa. Le dernier livre lu dans le silence précieux de la nuit.

Le dernier café, le matin, sur la place ensoleillée à côté de l’appartement. Il fait si doux, le soleil n’est pas encore fort. La place est calme. Le temps semble s’étirer. Je prends mon moleskine et je t’écris. Je savoure ce moment précieux. 

Je t’écris pour que tu saches combien tu es désiré, attendu, aimé avant même ton premier souffle. Je t’écris, mon amour, pour que tu n’en doutes jamais.

Tu n’es pas vraiment là et, tu sais, on ne parle que de toi. Je ne pense qu’à toi. Tu es ma plus belle obsession.

Je marche, je gambade. On me dit d’arrêter de courir. Mais moi, tu sais, j’ai l’impression, à chaque pas, de me rapprocher un peu plus de toi. De notre rencontre. 

Je prépare ton arrivée. Je me prépare. Je nous prépare. Je pense à mon corps devenu ta maison et à ma peau devenue frontière.

J’achète des doudous, des layettes, des langes. Je fais un pas de côté. Je suis sortie du monde. Je m’offre une part de lenteur et de poésie. Je tisse un nid confortable, hors du tumulte de la ville, pour l’été. 

J’écoute les gens parier sur la date de ta venue au monde, sur ton sexe, sur ton prénom. Ils disent que tu seras lion, que tu. Je m’absente de la conversation. Je pose ma main sur mon ventre et je t’imagine de l’autre côté.
Alors, je ferme les yeux et je te murmure des mots doux. Je sais que tu sais déjà tout. 1/2
Le dernier voyage avant celui qui nous amènera j Le dernier voyage 
avant celui qui nous amènera jusqu’à toi
Juillet 2025 Juillet 2025
Neuf mois de toi. Neuf mois, neuf mois presque dix Neuf mois de toi.
Neuf mois, neuf mois presque dix, neuf mois déjà que je suis maman, que je suis ta maman. Que tu as élargi la carte de mon monde.

Depuis vendredi, tu rampes. Tu te balades gaiement entre les meubles, les émotions et nos jambes. Je t’observe. Tu agrippes, attrapes, goûtes. Tu t’étonnes de tout. Tu fais des grimaces. Tu gigotes. Tu tapes dans les mains et ris. Tu pleures. Tu aimes. Tu saisis tout ce qui passe devant toi. Tu es intense, têtu, joyeux. Tu grandis, tu deviens un tout petit garçon, notre garçon. Tu es si vivant.

Aujourd’hui, c’est la fête des mères. Tu as ouvert les yeux à 9h30 ce matin. Je crois que c’était ton cadeau. Ça, et ton sourire qui pétille et nous éclabousse. Ça et ce « maman » qui pulvérise toutes mes angoisses et mes urgences à chaque fois que tu le prononces.

Aujourd’hui, c’est ma première fête en tant que maman. On est avec ta mamie et ton papi dans le jardin. Tu fais la sieste pendant que je t’écris ces quelques lignes. Mon trésor, mon amour, sache que la vie est merveilleuse et colorée à tes côtés. Je voudrais que tu ne doutes jamais de ça.

La maternité est une terre sauvage et complexe. Je n’en savais rien avant toi.
Je découvre la puissance des femmes. J’apprends la résilience, la force et le courage des mères. Je m’étonne de la vie et de tous ces chemins que je n’avais jamais imaginés ni même aperçus avant ta naissance.

Neuf mois que je porte un regard tendre, admiratif et solidaire, envers les mères. Maintenant, je sais. Je sais les injonctions, les doutes, les inégalités. Je sais la colère et la rage. Je sais les injustices. Je sais les nuits à veiller, le corps abimé et la fatigue qui colle au coeur.
Je découvre ton rire qui panse et console de tout. Je me découvre animale, forte et instinctive. Je me découvre mère.

Mon amour, mon enfant, tu as neuf mois, presque dix ; on célèbre les mères aujourd’hui. Je sais ma chance d’être maman, d’être ta maman.
Mon amour, mon trésor, je ferai tout pour que tu continues à être aussi vivant et curieux. Pour que tu aies une vie qui enchante. Une vie joyeuse, libre, passionnée et audacieuse.

Je t’aime
Mon amour, mon trésor, tu as six mois aujourd’h Mon amour, mon trésor, tu as six mois aujourd’hui. J’ai pensé que c’était une belle date pour retrouver le chemin des mots et te les offrir. Pour, peut-être, me retrouver aussi.

Depuis ta naissance, j’ai tout oublié. De dormir, d’écrire, de créer. De te photographier. J’ai perdu la notion du temps. J’ai plongé mon regard dans tes grands yeux et j’ai tout oublié. Je me suis oubliée. D’abord pour te faire naitre. Puis, pour te rencontrer, te protéger et te faire vivre.

Tu as envoyé valser tous mes doutes. Toi, et ta douceur. Toi et son sourire ravageur. Tu m’as offert l’évidence de l’amour. Celui qui emporte, saisit, transforme. Celui qui vous pousse, chaque jour, à vous dépasser.
A ta naissance, j’ai oublié mes contours. Mon ventre s’est dégonflé et je suis devenue floue de toi. J’ai oublié le silence. J’ai oublié la légèreté de mes bras sans ta présence pour te bercer. J’ai oublié le repos des nuits et la légèreté des vendredis soirs. 

Mon amour, mon trésor, tu seras, toujours, mon minuscule. Six mois, déjà, que tu existes, que tu fais partie des vivants. Six mois à te protéger, à tout faire pour rendre tes journées douces et joyeuses.
Depuis quelques jours, tu parviens à te déplacer en rampant. On t’observe, avec ton père, grandir. On est si fiers d’être tes parents. On t’observe te déplacer sans nous, partir à la conquête du monde. Sur ton passage, tu nous éclabousses de ta joie et de tes fous rires.

Tu es notre plus beau spectacle, ma plus belle aventure.

Tous les deux, on navigue entre deux rives. On a tout à créer, tout à apprendre, tout à vivre.
J’apprivoise ce temps flou, cet espace-temps hors du monde. Je découvre les journées sans début ni fin. Les nuits en tête à peau où ta bouche tâtonne à la recherche de mon sein. Mes mains qui te bercent, qui te protègent, qui t’aiment. Je fais un pas de côté. Je tords le cou à la productivité. Je me découvre sereine, instinctive, animale. J’oublie les questions. J’oublie les injonctions et les normes. J’oublie et je plonge.

(1/2 la suite en commentaires)
Cela fait partie des choses que je n’avais pas i Cela fait partie des choses que je n’avais pas imaginées avec la maternité : avoir la plus belle, la plus merveilleuse des choses à photographier et écrire, et vouloir la protéger de tout. Tout en rêvant de montrer à la terre entière à quel point ce petit être est exceptionnel - évidemment.

Avoir envie de nous raconter et, dans le même temps, vouloir protéger son intimité. L'ambivalence des mères. 

Je ne sais plus très bien quoi écrire. Ni comment l’écrire. J’ai peur d’être indélicate. J’ai peur qu’un jour mon fils me reproche d’avoir raconté quelque chose qui lui appartenait. Qu'il me dise ne pas avoir demandé à être exposé. Il aura raison évidement. 

Alors je joue à l’équilibriste. Et souvent, je ne joue rien du tout. Je me questionne. Je bâillonne mes mots en voulant le préserver. Il est si précieux et fragile.

Avant, c’était plus simple. Avant, j’écrivais et photographiais la vie et les jours. J’écrivais l’intime, les émotions, le sensible. Les anecdotes du quotidien et les grands bouleversements. La focale était sur moi, les autres apparaissaient flous. Je gommais les détails.

J’expose des bribes de vie sur internet depuis plus de vingt ans. Je n’ai jamais regretté un texte ou une image. Depuis mon adolescence, j’ai toujours essayé de préserver ma vie privée, et je crois l’avoir plutôt bien fait. J'ai exposé mes peurs et mes joies. J’ai cherché l’universel, et ce qui nous rassemble, dans mes expériences singulières. C’est ça qui m’a toujours intéressée.

Depuis deux ans, ma vie, c’est beaucoup lui. En plus d'être merveilleux, il est une source d'inspiration incroyable. Et je ne sais plus très bien ce que j’ai le droit d’écrire. Les limites me semblent floues. Les frontières poreuses. 
Peut-être que c’est aussi cela, devenir mère : apprendre à trouver ce qui m’appartient encore. Apprendre à écrire ce qu’il fait naître en moi, tout en le préservant, lui.
Le dernier voyage avant celui qui nous amènera j Le dernier voyage 
avant celui qui nous amènera jusqu’à toi
Un mois, tu as un mois aujourd’hui. Un mois que Un mois, tu as un mois aujourd’hui.

Un mois que tu existes et que tu nous éclaires chaque jour. 
Un mois de toi, de nous trois à nous découvrir et s’apprivoiser. 
Un mois à respirer rêver dormir aimer lire imaginer explorer s’étonner vivre à tes côtes.

Un mois gorgé d’amour et de douceur. D’évidences, de premières fois et de tendresse.
Un mois, au bord du monde, hors du temps, nos yeux plongés dans tes grands yeux gris. 

Un mois, et la promesse d’une vie douce, à tes côtés, devant nous.
Juillet - Faire de ta vie, une fête Juillet - Faire de ta vie, une fête

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