Note du dimanche,

Je compte les jours jusqu’au printemps,

Samedi, la jupe blanche et le sourire aux lèvres se confondaient. Lorsqu’on est allés déposer les papiers à l’agence de location, nous croisions les doigts ensemble. Dans le bureau, les sourires étaient crispés. Les documents s’éparpillaient sur la table. Nous en sommes sortis comme si de rien était, un “à lundi” bancal lancé au futur et à la déesse Chance. J’ai peur, nous avons si peur de voir le rêve s’écrouler lorsque le téléphone sonnera. Une poignée de minutes après, nous trinquions à la chance et à l’espoir à la terrasse d’un café.
Puis, il y a ce blocage intensif qui se poursuit de jours en jours, de semaines en semaines. Il écorche. La moitié du semestre grignotée par le mouvement contestataire. Il y a les cours à demi, facultatifs dans le centre ville. Les ateliers. Les mails échangés. Les réponses et les pièces jointes. Il y a aussi ce court-métrage qui demande du temps, beaucoup de patience et où l’on est encore sur de rien. Comme ce permis où je n’envoie plus la fin. Il y a les mots qu’on voudrait dire, mais qui restent pourtant muets. Les mots qui tremblent . Il y a les mots qu’on dépose sur du papier comme pour leur donner un peu d’importance. Il y a les révisions de tout et de rien sans avoir de fil conducteur, sans savoir vraiment quoi réviser. Gribouiller, annoter, souligner. Photocopier. Il y a l’attente de réponses, de confirmation. Et le temps qui passe peu à peu.

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C'est promis

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