La conscience est bien plus que l’écharde, elle est le poignard dans la chair
Cioran

Jeudi,

la journée s’étira comme une pâte pour gâteau sans jamais se couper en deux. La fin se dispersait et jouait à cache-cache avec mon attention. Les secondes et les minutes disparaissent dans la masse pour mieux s’arrêter et bavarder entres elles. Les yeux se fermaient alors que je tentais de les ouvrir. C’était une course contre la montre, une véritable course contre le temps, à rebours. J’observe les secondes comme d’autres observent des cellules. C’est passionnant, et fatiguant.
La fatigue se dessine sous mes yeux, et quand je choisis mon exposé pour l’oral, je me sens en équilibre sur un fil. Je crois tomber alors que mes ballerines courent dans la ville. Je crois sombrer et pourtant je continue de lire, de relire, et, jusqu’à m’en assommer.

Vous savez, il y a aussi des mots qui apaisent, il y a des mots qui sont des caresses sur le visage. Ce sont les mots plumes, les mots câlins, les mots douceurs. Et quand un s’approche de vous, il vous apaise à l’infini. Ce sont pour ces mots de surprises que je continue, que j’arrive encore à tenir debout. Alors … qu’importe l’éternité de la damnation à qui a trouvé dans une seconde l’infini de la jouissance !*

*Baaudelaire, extrait “des petits poèmes en prose

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