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Se souvenir des belles choses. Toujours.

{ carnet d’instantanés et de sourires }

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Binchstub à Strasbourg

Avant de partir à Strasbourg, j’avais demandé quelques conseils et chouettes adresses sur la page Facebook du blog. Deux personnes m’avait murmuré « Binchstub » comme un endroit un peu secret où…

28.03.2015

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May, Toulouse
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Qui suis-je ?

J’aime. Créer. Réserver un vol pour un pays, encore, inconnu. Écrire. Imaginer. Photographier. Observer le jour qui se lève et sa lumière bleutée.

L’instant où l’avion décolle. Et puis, la vue par le hublot. La mélodie d’un piano, la beauté d’une rencontre, la douceur d’une pluie d’été. Le bruit de pas sur le parquet. Le silence. La justesse d’un roman.

Je crois en la beauté de la vie. Je crois en l’amour. Je crois en la douceur. Je crois en l'humain. Je crois que les rêves sont faits pour être réalisés.





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Mon amour, mon trésor, tu as six mois aujourd’h Mon amour, mon trésor, tu as six mois aujourd’hui. J’ai pensé que c’était une belle date pour retrouver le chemin des mots et te les offrir. Pour, peut-être, me retrouver aussi.

Depuis ta naissance, j’ai tout oublié. De dormir, d’écrire, de créer. De te photographier. J’ai perdu la notion du temps. J’ai plongé mon regard dans tes grands yeux et j’ai tout oublié. Je me suis oubliée. D’abord pour te faire naitre. Puis, pour te rencontrer, te protéger et te faire vivre.

Tu as envoyé valser tous mes doutes. Toi, et ta douceur. Toi et son sourire ravageur. Tu m’as offert l’évidence de l’amour. Celui qui emporte, saisit, transforme. Celui qui vous pousse, chaque jour, à vous dépasser.
A ta naissance, j’ai oublié mes contours. Mon ventre s’est dégonflé et je suis devenue floue de toi. J’ai oublié le silence. J’ai oublié la légèreté de mes bras sans ta présence pour te bercer. J’ai oublié le repos des nuits et la légèreté des vendredis soirs. 

Mon amour, mon trésor, tu seras, toujours, mon minuscule. Six mois, déjà, que tu existes, que tu fais partie des vivants. Six mois à te protéger, à tout faire pour rendre tes journées douces et joyeuses.
Depuis quelques jours, tu parviens à te déplacer en rampant. On t’observe, avec ton père, grandir. On est si fiers d’être tes parents. On t’observe te déplacer sans nous, partir à la conquête du monde. Sur ton passage, tu nous éclabousses de ta joie et de tes fous rires.

Tu es notre plus beau spectacle, ma plus belle aventure.

Tous les deux, on navigue entre deux rives. On a tout à créer, tout à apprendre, tout à vivre.
J’apprivoise ce temps flou, cet espace-temps hors du monde. Je découvre les journées sans début ni fin. Les nuits en tête à peau où ta bouche tâtonne à la recherche de mon sein. Mes mains qui te bercent, qui te protègent, qui t’aiment. Je fais un pas de côté. Je tords le cou à la productivité. Je me découvre sereine, instinctive, animale. J’oublie les questions. J’oublie les injonctions et les normes. J’oublie et je plonge.

(1/2 la suite en commentaires)
Le dernier voyage avant celui qui nous amènera j Le dernier voyage 
avant celui qui nous amènera jusqu’à toi
Bleu comme février, Bleu comme la lumière, Bleu Bleu comme février,
Bleu comme la lumière,
Bleu comme tes yeux, 
Bleu comme l’horizon, 
Bleu comme l’apaisement, 

Bleu comme une orange,
Bleu comme la paix, 
Bleu comme la nostalgie et la mer, 

Bleu comme la promesse du printemps déjà presque là
Le dernier voyage avant celui qui nous amènera j Le dernier voyage 
avant celui qui nous amènera jusqu’à toi
Juillet - Faire de ta vie, une fête Juillet - Faire de ta vie, une fête
Mon amour, mon trésor ; Alors, voilà, on arrive Mon amour, mon trésor ;

Alors, voilà, on arrive déjà à la fin de ce tout premier voyage ensemble. Dans quelques semaines, tes poumons se gonfleront d’air pour la première fois. Dans quelques jours, je devrai te partager au monde.

Déjà. 
Déjà, nous serons deux.
Déjà, je ne pourrai plus te protéger de tout. 

On va vivre, ensemble, la plus folle des aventures. Celle, pour toi, de vivre. Celle, pour moi, de devenir mère. De devenir ta maman. 

Tu n’es pas encore né et tu m’offres le plus incroyable des cadeaux. Si tu savais combien tu m’as fait grandir et combien tu m’as apaisée depuis que tu t’es niché au creux de moi cet automne dernier.

Mon soleil, je te promets de toujours t’entourer de tendresse, d’amour et de beaux mots. De t’aimer sans frontières et limites. De, toujours, veiller sur toi. 
De tout faire pour que tu deviennes une personne libre et respectueuse. Confiante et sereine.

Je te promets, ma lumière, de te construire un rempart protecteur et de faire de ton enfance la plus merveilleuse des fêtes. De tenter de te protéger sans te limiter, de prendre soin de toi sans te contraindre. De te guider sans t’interdire. De chérir, envers et contre tout, ta liberté. 

Je sais déjà que cela ne suffira pas et qu’un jour, bien trop tôt, tu t’écorcheras. Ce jour-là, je t'apprendrai à plier et, ensemble, on se relèvera. On fera fleurir nos cicatrices. On ira voir la mer et on remplira nos poumons d’air iodé. Je t'apprendrai la force apaisante de la mer. 

Je t’apprendrai à te fabriquer des ailes solides et à ne pas avoir peur ni du vent ni des tempêtes. On volera, toi et moi, et on découvrira la beauté du monde.

Et puis, un matin, je t’observerai prendre ton envol. Je m’étonnerai de la fulgurance du temps qui passe et de l’adulte que tu seras devenu. Je te serrerai dans mes bras et je te murmurerai de savourer chaque saison qui passe.
Tu riras, tu seras léger. Tu seras beau, tu seras déjà loin. Je sentirai, tout à coup, le poids des années sur ma chair. 

Mon minuscule, tu es entre deux mondes, entre deux rives : prends tout ton temps pour naitre, pour grandir, pour vivre. Ton rythme sera, toujours, le mien. Je t'aime.

Maman
Le dernier voyage avant celui qui nous amènera j Le dernier voyage 
avant celui qui nous amènera jusqu’à toi
Mon amour, mon trésor ; je savoure chaque instant Mon amour, mon trésor ; je savoure chaque instant avant : avant toi, avant toi et ton coeur qui bat contre le mien. Avant ton regard si neuf et si pur sur le monde. Avant ton odeur et ta peau contre la mienne.

Avant toi, et notre rencontre.

Neuf mois que l’on s’apprend, qu’on grandit et se découvre ensemble. Neuf mois que tu me colles au coeur et au corps.
Neuf mois à ne penser qu’à toi. A vivre pour toi.
Neuf mois à te veiller. 

On ne s’est jamais vu et nous ne faisons qu’un.

Dans ma tête, dès le réveil, j’énumère les dernières fois sans toi. Le dernier coucher de soleil, le dernier voyage, la dernière brasse dans la piscine. Le dernier restaurant avec ton papa. Le dernier livre lu dans le silence précieux de la nuit.

Le dernier café, le matin, sur la place ensoleillée à côté de l’appartement. Il fait si doux, le soleil n’est pas encore fort. La place est calme. Le temps semble s’étirer. Je prends mon moleskine et je t’écris. Je savoure ce moment précieux. 

Je t’écris pour que tu saches combien tu es désiré, attendu, aimé avant même ton premier souffle. Je t’écris, mon amour, pour que tu n’en doutes jamais.

Tu n’es pas vraiment là et, tu sais, on ne parle que de toi. Je ne pense qu’à toi. Tu es ma plus belle obsession.

Je marche, je gambade. On me dit d’arrêter de courir. Mais moi, tu sais, j’ai l’impression, à chaque pas, de me rapprocher un peu plus de toi. De notre rencontre. 

Je prépare ton arrivée. Je me prépare. Je nous prépare. Je pense à mon corps devenu ta maison et à ma peau devenue frontière.

J’achète des doudous, des layettes, des langes. Je fais un pas de côté. Je suis sortie du monde. Je m’offre une part de lenteur et de poésie. Je tisse un nid confortable, hors du tumulte de la ville, pour l’été. 

J’écoute les gens parier sur la date de ta venue au monde, sur ton sexe, sur ton prénom. Ils disent que tu seras lion, que tu. Je m’absente de la conversation. Je pose ma main sur mon ventre et je t’imagine de l’autre côté.
Alors, je ferme les yeux et je te murmure des mots doux. Je sais que tu sais déjà tout. 1/2
[La vie au ralenti] C’est la chose la plus compl [La vie au ralenti] C’est la chose la plus complexe que j’ai à gérer avec la maternité : la gestion de mon temps et de mes priorités.
Le temps pour m’occuper de mon si petit et fragile bébé, le temps pour gérer mon entreprise - encore si petite et fragile. Le temps pour ma famille, mon amoureux, mes amis. Le temps pour m’occuper de la maison. 
Et, je n’ose plus vraiment l’écrire : le temps pour moi. Pour créer, pour écrire, pour prendre soin de moi. 

Je n’ai jamais admiré la course à la productivité et à la performance. Je n’ai jamais cherché à faire, ou produire, plus. Je souhaite bien faire. Je privilégie la qualité à la quantité. J’ai peu d’amis, mais ce sont évidemment les meilleurs. Je préfère flâner à courir. Acheter peu mais des produits de qualité. Observer le ciel qu’enchainer les rendez-vous. 

Mon unique ambition est d’être heureuse. Je crois que c’est ce qui devrait toujours se cacher derrière l’expression « réussir sa vie ». Je crois que le temps est ce que l’on possède de plus précieux. Je crois aussi que les premières années auprès d’un nourrisson sont souvent les plus intenses, précieuses justement et vertigineuses d’une vie. 

Alors, je jongle. Je teste. Je me teste, je me découvre. J’ai tout à apprendre.
J’essaie de trouver mes marques. J’essaie de me créer de nouveaux repères. J’essaie. Je m’émerveille chaque matin de la douceur de mon bébé. Il m’apprend la lenteur et la patience. J’allaite. Je le regarde. J’essaie de ne pas regarder l’heure. De savourer avec lui ces moments qui n’appartiennent qu’à nous. 

J’essaie de ne pas m’en vouloir de ne pas être performante. De bercer mon bébé plutôt que de boucler la collection de janvier. J’essaie de dormir malgré la pile de choses à faire. Je me mordille les lèvres quand je vois une faute, un mail que j’ai oublié. Je m’en veux, et je mentirai si j’écrivais le contraire.

J’essaie de me recentrer et de me rappeler que dans cinq, dix, ou vingt ans, ce n’est pas une faute que je pourrais regretter, mais le temps manqué avec mon fils. J’essaie de faire de mon mieux et c’est beaucoup. 

Je vous souhaite un week-end au ralenti

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