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Se souvenir des belles choses. Toujours.

{ carnet d’instantanés et de sourires }

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Postés dans: Milan

Un week-end à Milan (partie 4): Milan de nuit et l’aperitivo

Le soir venu, on a décidé de se rendre dans le quartier i navigli pour profiter du Milan nocturne. I navigli est un quartier festif dans le sud de Milan….

27.09.2011

Un week-end à Milan (partie 3) : la Scala

Aujourd’hui, je vous emmène visiter le théâtre de la Scala ! Vous pouvez retrouver les deux premiers articles sur Milan ici et ici. La Scala  faisait parti des endroits que nous…

25.09.2011

Un week-end à Milan (partie 2)

  Dès le matin, le soleil surplombait Milan. La journée s’annonçait chaude et belle comme nous l’avions espéré la veille. Les journées ensoleillées de septembre ont toujours un goût particulier….

23.09.2011

Un week-end à Milan (partie 1)

    Il y a un peu plus d’un mois, je réservais deux billets aller-retour pour Milan. J’ai cette habitude étrange de passer un temps fou à guetter le prix…

21.09.2011

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Qui suis-je ?

J’aime. Créer. Réserver un vol pour un pays, encore, inconnu. Écrire. Imaginer. Photographier. Observer le jour qui se lève et sa lumière bleutée.

L’instant où l’avion décolle. Et puis, la vue par le hublot. La mélodie d’un piano, la beauté d’une rencontre, la douceur d’une pluie d’été. Le bruit de pas sur le parquet. Le silence. La justesse d’un roman.

Je crois en la beauté de la vie. Je crois en l’amour. Je crois en la douceur. Je crois en l'humain. Je crois que les rêves sont faits pour être réalisés.





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J’ai aimé être enceinte.
Pourtant, quand je le por J’ai aimé être enceinte.
Pourtant, quand je le portais, j’avais peur de ne pas aimer mon bébé. J’avais peur de ne pas être à la hauteur. Cela me semblait vertigineux d’offrir, du jour au lendemain, tout son temps et son énergie à un inconnu. Si mignon soit-il. 

Je savais que j’adorerais avoir un enfant. Mais je ne savais pas si je saurais l'aimer dès les premiers mois.
Mes doutes se sont évaporés lors de notre rencontre. Je mesure ma chance : je sais que ce n’est pas une évidence.

Il faut un immense don de soi pour s’occuper d’un nouveau-né. Beaucoup d’amour, et une infinie patience, quand les nuits se défont. Je ne sais pas vraiment où j’ai puisé la force de lui sourire et de le cajoler, chaque matin, après ces nuits hachées. J’ignore si j’en serais à nouveau capable. J’admire toutes les mères.

Aujourd’hui, mon bébé est devenu un petit garçon. Il me parle, il me répond, il m’emmène découvrir des trésors que lui seul voit. Il s’étonne de la beauté d’une fleur et du vent sur sa peau. Et, en écho, je m’émerveille avec lui. Il me ramène, sans le savoir, à cette part d’enfance que l’on garde tout au fond de soi. Une part curieuse, joueuse, entière.
Tout devient plus simple, plus joyeux. Nous partons, ensemble, à la rencontre du monde.

Et je sais déjà que ce n’est que le début de notre histoire.
Le dernier voyage avant celui qui m’amènera jusqu Le dernier voyage 
avant celui qui m’amènera jusqu’à toi
On dirait l’été. Le temps semble s’être ralenti, s On dirait l’été.
Le temps semble s’être ralenti, suspendu dans la lumière des journées sans fin. On dirait les ballons à confettis qui flottent dans le salon, et cette musique joyeuse que tu adores, celle qui te fait te trémousser, rire, tournoyer.
Et moi, je danse avec toi. Je n'ai plus peur de prendre l'espace.

Toi, déjà, qui rampes vers tes un an. Si vite. Si sûr. Toi, qui fonces vers la vie comme si elle t’appartenait déjà.
Toi qui cours vers ta chance. Toi, qui attrapes ton bonheur à pleines mains.

On dirait l’amour fou. L’amour qui explose à l’intérieur, qui fait battre le cœur à mille à l’heure, celui qui balaie tout sur son passage : la fatigue, les doutes, l’inquiétude, et cette joie brute, démesurée.

Cet amour qui me tord le ventre quand je pense mal faire. Celui qui me pousse dans mes retranchements, et me confronte à cette peur viscérale de te perdre, de ne pas être assez.

Alors, c’est ça, devenir mère. Etre ta maman. 
C’est aimer jusqu’au vertige, c’est grandir chaque jour, à tes côtés.
Le bruit des vagues, de la mer en fond. Et puis, c Le bruit des vagues, de la mer en fond. Et puis, cette lumière-là au bout de la nuit.
Je reviens par ici après des mois sans rien écrire Je reviens par ici après des mois sans rien écrire. Je reviens après le silence, la mer, le bruit des vagues, le soleil sur la peau, le bateau, les tours de manège et les glaces italiennes que l’on ne compte plus. Après les déjeuners sous le gros arbre, la peau salée, les cheveux devenus presque blonds.

Après l’ordinateur éteint, presque oublié. Les siestes à deux chaque après-midi et nos corps collés-serrés malgré la chaleur, les livres dévorés et entassés à côté du lit, du canapé, de la table. Partout.

Je reviens après les balades en montagne, au bord de l’eau, de l’océan, de la mer, dans les forêts. Je reviens après les heures de marche et la puissance de mes jambes retrouvées. Je reviens plus forte, plus ancrée. Plus droite. Après cette promesse que je me fais chaque année, et que je ne tiendrai pas, comme chaque année, de partir marcher longtemps, loin, plus souvent. Puisque c’est là, et nulle part ailleurs, où je me sens vivante.

Je reviens après les vagues de chaleur qui assomment, les fêtes de village qui font danser, chanter, rire, regarder la vie autrement. Et, tout oublier.

Je reviens plus légère, moins cernée. Avec quelques traces de bronzage et des points de suture sur un pied, signe d’un été aventureux qui se devait de se terminer.

Je reviens sur la pointe des pieds. Je reviens puisque mon fils est à la crèche, que l’appartement est silencieux et que la crème solaire est rangée. Puisqu’il faut bien, après tout. On est déjà le 11 septembre. C’est encore l’été, mais plus pour longtemps, paraît-il.

Allez, hop. Je reviens avec de l’énergie et des mots qui battent à l’intérieur. Des mots qui attendent d’être déposés ici, sur un carnet ou des affiches. Ou ailleurs. Ils attendent. Je reviens avec le désir d’écrire le monde, sa beauté, sa puissance et sa poésie. Avec plus de questions que de réponses. Avec cette sensibilité qui déborde, et l’envie de la partager.

Je reviens. Il fait encore bon à Toulouse. La lumière devient dorée.
Le dernier voyage avant celui qui nous amènera ju Le dernier voyage 
avant celui qui nous amènera jusqu’à toi
Juillet - Faire de ta vie, une fête Juillet - Faire de ta vie, une fête
Juillet - carnet d’été Juillet - carnet d’été
Dix mois. Dix mois de joie, de tendresse, de câli Dix mois. 
Dix mois de joie, de tendresse, de câlins. D’amour qui grimpe, qui grimpe, qui grimpe. Et qui fait des bisous. Dix mois d’amour qui se glisse qui éclate partout. Dans les nuits hachurées. Dans chacun de mes silences, de mes doutes. Dans mes colères. Dans cette culpabilité qui collent au corps, au coeur jusqu'aux cils parfois. 

Dix mois à perdre toute notion de temps, de priorités, de la vie d’avant toi. 

Dix mois que tu grandis si vite si vite mon trésor. Dix mois et tu étais encore au creux de moi, et te voilà déjà à gambader partout. A dire mama, à te dandiner quand on met de la musique, à rire aux éclats quand on danse. 

On nous avait pourtant prévenu. Tout passe si vite - tout. On nous avait mis en garde. Profitez, profitez. 

Alors, je passe le plus de temps possible a tes côtés. Je t’observe grandir. Je sais que demain ton enfance et les nuits sans fin seront déjà loin. Je sais combien ces moments sont précieux et éphémères. 

Je savoure. Je te dévore. Je me blottis contre toi. Ta peau douce contre la mienne fatiguée. Tes petites mains sur mon visage. On joue. Je te cajole, aime, savoure. Je t’écris pour me souvenir. Pour conserver une trace, pour te raconter, pour palier ma mémoire défaillante. Je t'écris pour que tu saches, quand tu seras grand, la vie douce quand tu te blottissais contre moi pour un chagrin, pour un câlin, pour un rien.

Tu es ma plus belle découverte, ma plus vertigineuse aventure. Mon plus grand défi. 

Tu es mon refuge, mon rempart contre les injustices, la colère et ce monde qui ne tourne pas rond. Ce rempart bouleversant qui me pousse, chaque jour, à dépasser mes limites et à redéfinir mes frontières. 

Dix mois, dis-moi que cette vie, à tes côtés, sera toujours aussi remarquable.

© 2026 Vie de Miettes

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